Le rapport du comité de sélection, signé par son président M. Jean Michel BERARD, est paru sur le site de la DGAFP le 27 décembre 2016 ==> la page utile du site DGAFP

On retient tout particulièrement de ce rapport un essai d’explication de la chute impressionnante de 20% de candidats au concours par rapport à l’année précédente.

Extrait (pages 3 et 4) [le soulignement est de nous] :

« I.3 – Bilan synthétique du processus de sélection :
I.3.1 –La chute du nombre des candidats :
– C’est le premier constat qui s’impose et le plus spectaculaire. Le recul est significatif par rapport aux trois années précédentes : 260 dossiers recevables en 2016, contre 330 en 2015, 340 en 2014 et 304
en 2013. Il est d’autant plus sensible qu’il s’est trouvé atténué par le gonflement artificiel de candidatures de l’Education Nationale consécutif, semble-t-il, à une publication relative au TEAC dans
son bulletin officiel qui a incité à se présenter des responsables d’établissements qui s’en étaient abstenus jusqu’ici, leur profil ne les ayant guère préparés à affronter ce type de sélection. Sans doute certains mini stères ont-ils déjà connu des fluctuations épisodiques de l’amplitude de leur recul d’aujourd’hui, mais la nouveauté cette année tient à ce que la chute affecte la totalité des grands pourvoyeurs de dossiers et, tout en concernant l’ensemble des tranches d’âge, est nettement marquée dans celle des moins de quarante ans. Le déficit le plus important concerne l’Intérieur : 40 candidatures contre 61 en 2015 et 62 en 2014 (38 cependant en 2013), mais il manque aussi une dizaine de candidats dans chacun des trois secteurs que sont les Finances, les ministères sociaux et la Défense.
– L’ampleur du phénomène justifie que l’attention des services RH des administrations soit attirée sur ce constat. Le comité n’a ni vocation, ni capacité à en déterminer les causes, mais les échanges intervenus en son sein, notamment à l’initiative des représentants des administrateurs civils, l’ont conduit à  s’interroger sur la possibilité d’un « effet pervers » de la récente revalorisation des fins de carrière de la catégorie A et des emplois fonctionnels de débouchés. Celle-ci a pu dissuader certains de sacrifier à l’effort de préparation et d’adaptation personnelle, sinon familiale, qu’implique l’accès au niveau A+ par le tour extérieur. La moindre attractivité du TEAC est peut-être aussi le reflet d’Interrogations sur le positionnement des administrateurs civils dans une administration dorénavant marquée par une concurrence accrue avec les ingénieurs des grands corps techniques et la restriction des débouchés au niveau des sous-directeurs et chefs de service, consécutive aux restructurations induites par les réformes successives de l’Etat.«